Tout commence par un "mais au fait, pourquoi ?"
11/03/2020 - par Laodis Menard
FairShares, c'est une aventure qui commence par une question simple : pourquoi l'investissement en scale-up est-il réservé à une poignée de fonds ?

Marche arrière : retour en Octobre 2020. Quand je rencontre François, ce n'est pas pour créer une startup, mais pour qu'il nous donne un coup de main sur Trackpay.

À cette époque, on fourmille d'idées chez Pareto, mais on manque d'entrepreneurs pour dérouler la vision. Vous savez, ce genre de personnes qui disent "et" plutôt que "mais" comme le dit si bien Marc Simoncini.

"J'ai déjà réfléchi à un business comme celui-là, mais ça n'est pas mon sweet spot", me dit François à la terrasse d'un café (nostalgie), à propos de Trackpay. Il enchaîne : "par contre, j'ai une idée à vous pitcher". À mon tour de ne pas aimer. Mais on prévoit déjà une autre rencontre.

Très vite, on est séduits par son profil, co-fondateur d'une fintech blockchain quelques années plus tôt, avec une grande variété d'expertises et un esprit vif. Alors je lui déroule la liste de missions qui me tiennent à cœur, dont celle de La Moisson, que Lina finira par créer un mois plus tard. Vers la fin de la discussion, je lui parle d'une dernière idée qui me taraude : "Mais au fait, pourquoi est-il si difficile d'investir dans les scaleups ? On nous parle de la startup nation tous les jours, pourtant personne ne peut y participer. Il doit bien y avoir moyen de résoudre ce problème, non ?" Il réfléchit une seconde, puis il me dit "Oui, ça se tient. J'ai même une idée de comment on pourrait faire".

Alors on se pose la question d'embrayer. Et si on tirait parti du rayonnement de GDIY, de la confiance qu'a créé Matthieu dans cet écosystème, proche des fondateurs et dévoué à construire les licornes de demain ? On pourrait y ajouter l'excellence opérationnelle et stratégique de François, un brin d'audace, une dose d'expérience et de ressources du studio, et voir où ça nous mène ?

Deux semaines plus tard, les premiers leads sont déjà tombés, des deux côtés du marché. Des fondateurs séduits par l'idée, des salariés qui découvrent que leur BSPCE ne sont pas qu'un mirage, et des investisseurs qui ne demandent qu'une chose : mettre un ticket dans leur startup préférée. Dans cette période, on nous a d'ailleurs dit plein d'autres choses...

On nous a dit qu'on n'arriverait jamais à convaincre les fondateurs de nous aider. Pourtant, c'est eux que l'on contacte en premier, et notre pipe de deals se remplit chaque jour.

On nous a dit que la France était le pire pays pour ce genre de business. Mais ce pays abonde d'expertise et d'une grande bienveillance pour ceux qui font bouger les choses, et nous avons rapidement trouvé un modèle qui fonctionne.

On nous a dit qu'il était inutile de contacter des investisseurs particuliers, "trop prise de tête". Pourtant, c'est plus d'1 millions d'Euros qu'on a récupérés, en 15 jours, avec un ticket moyen à 10 000€, pour notre premier deal.

Cinq mois après le "go", nous sommes lancés à pleine vitesse. Adossés à des partenaires de choix pour le réglementaire, nous sommes déjà en train de poser les fondations de notre plateforme pour faire bénéficier du projet au plus grand nombre, et ce n'est qu'un début.

Et tout a commencé par un "mais au fait, pourquoi ?"

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